Association des Amis du Mexique en France

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Paris, France
L'Association des Amis du Mexique en France (AAMF), accueille avec plaisir les nouveaux membres et les invite à participer à toutes ses activités. Celles-ci sont essentiellement des conférences de personnalités disposées à partager leurs expériences personnelles et professionnelles sur le Mexique dans des domaines très diversifiés. L'AAMF organise également des réceptions et des spectacles autour des rencontres périodiques.

jeudi 6 décembre 2012

Conférence "Le Cinquième Soleil sera-t-il le dernier ?



L'Association des Amis du Mexique en France
(AAMF)

a le plaisir de vous convier à la conférence qui sera donnée le
14 décembre 2012, à 18h30, dans la salle de cinéma du musée du Quai Branly
dans le cadre de la Société des Américanistes.


Claude-François BAUDEZ et Véronique CAMPION-VINCENT (CNRS)
interviendront sur le sujet

Le Cinquième Soleil sera-t-il le dernier ?

Dans la cosmogonie aztèque, le mot soleil (tonatiuh) désigne autant l’astre dont nous dépendons que l’une des créations successives du monde. Les Aztèques situaient leur univers et celui des « vrais » hommes — dans lequel nous vivons — dans un « Cinquième Soleil ». 

Si les Aztèques croyaient que leur monde serait détruit un jour par des tremblements de terre, ils ne se sont pas prononcés sur l’éventualité d’une nouvelle création, d’un nouveau Soleil qui ferait suite au leur. Aujourd’hui, nous nous posons la question d’un dernier Soleil parce que des millions de personnes croient que le monde prendra fin ou, au mieux, connaîtra des changements considérables le 21 décembre 2012. 

Cette date de notre calendrier grégorien correspond, dans le calendrier maya d’époque classique, à la fin d’un grand cycle de quelque 5128 années solaires. Le poids de la cosmogonie aztèque ajouté au concept d’un temps cyclique maya, constitue un terrain propice aux rêves millénaristes de nos contemporains. En outre, le mystère attaché aux Mayas joue un rôle dans le prestige que nous attribuons à leur spiritualité.

Entrée libre, dans la mesure des places disponibles.

Se présenter directement à l’entrée du musée, sans passer par les caisses, et rejoindre la salle de cinéma au sous-sol.

mercredi 5 décembre 2012

NICAN MOPOHUA - Récit Náhuatl des apparitions de décembre 1531





Nican Mopohua

Récit des apparitions de décembre 1531 de Notre Dame de Guadalupe au Mexique

Auteur: Antonio Valeriano (1520-1605)

Traduit du Náhualt à l’Espagnol par le Père Mario Rojas Sánchez en 1995

Traduit de l'espagnol au francais par Soeur Maria Astrid, Comunidad de las Bienaventuranzas. Atlixco, Pue. Mexique.

NICAN MOPOHUA

Nous allons vous raconter, mettre en ordre, comment, il y a peu, la Parfaite Vierge Marie et Sainte Mère de Dieu, notre Reine, à qui on a donné le nom de GUADALUPE, est apparue miraculeusement là-bas, sur le Tepeyac.

Elle s´est montrée en premier lieu à un indien, du nom de Juan Diego; puis plus tard sa précieuse Image s´est révélée devant le nouvel évêque, Don Fray Juan de Zumárraga(……)

1-Dix ans après la conquête de la ville de Mexico, alors que l´on avait enfin déposé les flèches, les boucliers, et que la paix régnait, partout entre les peuples,

2-Et que de même, la foi et la connaissance de Celui par qui tout vit: Le Vrai Dieu, avait jailli, déjà verdoyait et ouvrait sa corolle.

3-Donc à cette époque, en l´an 1531, au début du mois de décembre, un indigène, un pauvre homme du peuple,

4-Qui s´appelait Juan Diego, d´après ce que l´on dit, voisin de Cuauhtitlan,

5-Mais quant aux choses de Dieu, en tout dépendant de Tlatilolco.

6-Marchait en pensant à Dieu et à ce qu´il devait faire. C´ était un samedi, très tôt le matin.

7-En arrivant près de la petite montagne appelée Tepeyac, le jour pointait déjà.

8-Il entendit chanter là-haut sur la colline, comme un chant provenant de multiples oiseaux de grand prix; et quand ils s´arrêtaient de chanter, il semblait que la colline elle même leur répondait avec des chants incroyablement doux, captivants, surpassant le chant du coyoltototl ou celui du tzinitzcan ou celui d´autres oiseaux de grande classe.

9-Juan Diego s´arrêta pour regarder autour de lui. Il se demanda: "par quel hasard serais-je digne, mériterai-je d´écouter ce que j´ entends ? Ne serais-je pas en train de rêver? Est-ce que je le vis comme entre deux rêves?

10-Où suis-je ? Où est-ce que je me trouve? Serais-je pas par hasard en cet endroit dont nous parlèrent nos ancêtres, nos grands-parents : la terre des fleurs, la terre du maïs, de notre chair, de notre substance, ou peut-être en la terre céleste?"

11- Et il regarda là-haut, en direction du sommet de la petite montagne, d´où provenait ce précieux chant céleste.

12-Quand le chant s´arrêta tout d´un coup, quand il ne l´entendit plus, alors il entendit qu´on l´appelait depuis le sommet de la colline, et qu´on lui disait : "Juanito, JUAN DIEGUITO".

13-Aussitôt, il osa aller là où on l´appelait; pas la moindre inquiétude n´agitait son coeur, rien ne l'altérait, bien au contraire, il se sentait extrêmement gai et content , et il grimpa ainsi la petite montagne pour découvrir d´où on l´appelait.

14- En arrivant au sommet de la colline, il vit une Jeune Fille qui se tenait là debout,

15. Elle l´appela pour qu´il se rapproche d´Elle.

16. Quand il arriva près d´Elle, il admira avec émerveillement combien sa grandeur parfaite surpassait de loin tout ce qu´il y avait de plus beau:

17. Son vêtement brillait comme le soleil, comme s´il le réverbérait,

18. la pierre, le rocher sur lequel Elle se tenait, semblait lancer des éclairs;

19. Et quant à Elle, son éclat ressemblait à celui des pierres précieuses, semblable à celui d´un bracelet ( ce qu’il y a de plus beau)

20. La terre brillait avec la même splendeur que celle d´un arc en ciel irradiant dans la brume.

21. Les arbustes, les cactus et autres petites herbes qui poussent dans ce coin, ressemblaient à des émeraudes. Leur feuillage se voyait pareil à des turquoises. Leurs troncs, leurs épines, brillaient comme de l´or.

22. En sa présence il se prosterna. Il écouta son souffle, sa parole, qui était au plus haut point glorificants, extrêmement affable, comme celui de quelqu'un qui l'attirait, et l'estimait beaucoup.

23. Elle lui dit: "ECOUTE, MON FILS, LE PLUS PETIT, JUANITO, OÙ VAS-TU?."

24. Il lui dit : "Ma Dame, ma reine , ma petite fille, je vais aller à ta petite maison, à Mexico Tlatilolco, pour y apprendre les choses de Dieu que l´on nous donne là-bas, que nous enseignent ceux qui sont les images de Notre Seigneur : nos prêtres."

25. Et tout de suite, dans ce dialogue qu´Elle a avec lui, Elle lui révèle sa volonté précieuse;

26. Ell lui dit: "SACHE-LE BIEN, ACCUEILLE-LE COMME VERITE, MON FILS LE PLUS PETIT, QUE JE SUIS LA PARFAITE, TOUJOURS VIERGE, SAINTE MARIE, MERE DU DIEU VRAIMENT VRAI, PAR QUI TOUT VIT, LE CREATEUR DES PERSONNES, LE PROPRIETAIRE DE CE QUI EST PROCHE ET LOINTAIN, MAITRE DU CIEL, MAITRE DE LA TERRE, ET JE SOUHAITE , JE DESIRE VRAIMENT, QU´ ON ELEVE ICI MA PETITE MAISON SACREE;

27. OU JE LE MONTRERAI ET JE L´EXALTERAI EN LE REVELANT:

28. JE LE DONNERAI AUX GENS DANS TOUT MON AMOUR FAIT PERSONNE, EN MON REGARD DE COMPASSION FAIT PERSONNE, EN MON AIDE PERSONNIFIEE, EN MON SALUT FAIT PERSONNE;

29. PARCE QU´ EN VERITE, JE SUIS VOTRE MERE COMPASSIVE,

30. LA TIENNE ET CELLE DE TOUS LES HOMMES QUI EN CETTE TERRE ETES UN,

31. ET DE TOUTES LES DIVERSES RACES D´ HOMMES, CEUX QUI M´ AIMENT, CEUX QUI CRIENT VERS MOI, CEUX QUI ME CHERCHENT, CEUX QUI SE CONFIENT EN MOI,

32. PARCE QU´ICI J´ECOUTERAI LEURS PLEURS, LEUR TRISTESSE, POUR Y REMEDIER, POUR GUERIR TOUTES LEURS DIFFERENTES PEINES, LEURS MISERES, LEURS DOULEURS.

33. ET POUR REALISER CE QUE SOUHAITE MA MISERICORDE COMPATISSANTE, VA AU PALAIS DE L´EVEQUE DE MEXICO, ET TU LUI REVELERAS COMBIEN JE DESIRE QU´ EN CE LIEU IL M´ OFFRE UNE MAISON, IL ME CONSTRUISE UN TEMPLE DANS LA PLAINE; TU LUI RACONTERAS TOUT CE QUE TU AS VU ET ADMIRE, ET CE QUE TU AS ECOUTE

34. ET SOIS ASSURE QUE JE T´EN SERAI TRES RECONNAISSANTE ET QUE JE TE LE PAIERAI,

35. QUE POUR CELA, JE T´ENRICHIRAI, JE TE GLORIFIERAI;

36. TU MERITERAS QUE JE TE RECOMPENSE DE TA FATIGUE, DE TON SERVICE, EN ALLANT SOLLICITER CETTE AFFAIRE AUPRES DE QUI JE T´ ENVOI.

37. TU AS ECOUTE, MON FILS, LE PLUS PETIT, MON ESPRIT, MA PAROLE; VA ET FAIS TOUT CE QUE TU PEUX."

38. Immédiatement en sa présence, il se prosterna et lui dit :"Ma Dame, Ma petite Fille, je vais réaliser ton esprit vénérable, ta parole vénérable; et maintenant, je me sépare de toi, moi ton pauvre petit indien."

39. Et aussitôt il descendit de la colline pour mettre en œuvre la mission dont il était chargé; il prit l´allée qui l´amenait directement à Mexico.

40. Quand il entra à l´intérieur de la cité, il alla tout droit au palais de l´évêque, qui venait d´arriver il y a bien peu, c´était le "gouverneur des prêtres"; son nom: Don Fray Juan de Zumárraga prêtre de l´ordre de Saint François.

41. En arrivant, il essaya aussitôt de le voir, suppliant ses serviteurs, ses assistants, pour qu´ils aillent le lui dire;

42. Après une longue attente, quand le Seigneur Evêque donna l´ordre de le faire entrer, on vint l´ appeler.

43. En entrant, il s´agenouilla aussitot devant lui, il se prosterna, et ensuite il lui révéla, il lui transmit le "souffle précieux", la précieuse parole de la Reine du Ciel, son message, et aussi il lui raconta tout ce qu´il avait admiré, tout ce qu´il avait vu et entendu.

44. Et ayant écouté tout son récit, son message, il semble qu´il n´y crut guère,

45. Il lui répondit, en disant:"Mon fils tu viendras une autre fois, et je t´écouterai avec plus de patience, et j’examinerai, je considèrerai la raison pour laquelle tu es venu, ta volonté, ton désir."

46. Il sortit, il était triste parce qu´il n´avait pas pu réaliser tout de suite sa mission.

47. A la fin du jour, il prit le chemin du retour, et se dirigea directement au sommet de la colline.

48. Il eut la joie de revoir la Reine du Ciel: en ce même endroit où elle lui était apparue la première fois, Elle l´attendait.

49. En la voyant, il se prosterna face contre terre et lui dit:

50. "Ma petite Patronne, ma Dame, ma Reine, ma plus petite fille, jeune fille, je suis allé là où tu m´as envoyé pour accomplir "ton aimable souffle", "ton aimable Parole"; difficilement je suis entré dans le lieu où habite le "gouverneur des prêtres", je l´ai vu, et je lui ai transmit "ton souffle" "ta Parole" comme tu me l´as demandé.

51. Il m´a reçu aimablement et je l´ai écouté parfaitement, et de la manière dont il m´a répondu, il semblerai qu´il n´ai pas compris, qu´il n´y ai pas cru.

52. Il m´a dit: "tu viendras une autre fois, et avec calme je t´écouterai, et j´examinerai dès le début ce pourquoi tu es venu, ton désir, ta volonté."

53. Et j´ai bien vu, quand il m´a répondu, qu´il pensait que la maison que tu désires qu´ils te fassent ici, je l´avais inventée ou que cela ne venait peut-être pas de tes lèvres.

54. Vraiment je te supplie, ma Dame, Reine, ma petite jeune fille, que tu demandes plutôt à un de ces nobles, estimés, qui soit connu, respecté, honoré, et que tu le charge de mener à bien ton "aimable souffle", ton "aimable Parole" pour qu´il soit cru.

55. Parce qu´en vérité, je suis un homme de la campagne, je suis la dernière roue de la charrette, je suis un mulet de charge; j'ai besoin moi-même d'être conduit, porté sur des épaules, là où tu m'envoies n'est pas un lieu pour moi, petite vierge mienne, ma fille la plus petite, ma Dame, mon enfant;

56. Excuse-moi s´il te plait : je vais affliger avec peine ton visage et ton coeur; je vais tomber sous ton courroux, dans ton mépris, ma Dame et Maîtresse."

57. La Parfaite Vierge, digne d´honneur et de vénération, lui répondit:

58. "ECOUTE, TOI LE PLUS PETIT DE MES FILS, CROIS BIEN QUE JE NE MANQUE NI DE SERVITEURS, NI DE MESSAGERS QUI PUISSENT SE CHARGER DE TRANSMETTRE MON SOUFFLE, MA PAROLE, POUR QU´ILS ACCOMPLISSENT MA VOLONTE;

59. MAIS IL EST ABSOLUMENT NECESSAIRE QUE TOI PERSONNELLEMENT, TU AILLES, QUE TU SUPPLIES, QUE PAR TON INTERCESSION SE REALISE ET SE MENE A BIEN MON DESIR, MA VOLONTE.

60. ET JE TE SUPPLIE GRANDEMENT MON FILS LE PLUS PETIT, ET AVEC RIGUEUR JE TE DONNE L´ ORDRE UNE FOIS DE PLUS D´ ALLER VOIR L´ EVEQUE DEMAIN .

61. FAIS LUI SAVOIR DE MA PART, FAIS LUI ENTENDRE MA VOLONTE, MON DESIR, POUR QU´IL REALISE ET FASSE ICI MON TEMPLE, QUE JE LUI DEMANDE.

62. ET DIT LUI BIEN, DE NOUVEAU, DE QUELLE MANIERE JE T´ ENVOI, MOI, PERSONNELLEMENT, LA TOUJOURS VIERGE SAINTE MARIE, MOI, LA MERE DE DIEU."

63. Juan-Diego, quant à lui répondit, il lui dit:"Ma Dame , ma Reine, ma petite fille, que je n´angoisse plus avec peine ton visage, ton coeur; j´irai avec joie mettre en oeuvre "ton souffle", "ta Parole"; et en aucune façon j´abandonnerai le chemin ni le considérerai comme pénible.

64. J´irai mettre en oeuvre ta volonté, mais il est possible que l´on ne m´écoute pas , et si l´on m´écoute il est possible que l´on ne me croit pas.

65. Demain, dans l´après-midi, au coucher du soleil, je viendrai te donner la réponse, du "gouverneur des prêtres", à "ton souffle" à "ta parole".

66. Maintenant , je prends respectueusement congé de Toi, ma Fille la plus petite, Jeune fille, Ma Dame, repose toi encore un peu.

67. Et il s´en alla à sa maison pour se reposer.

68. Le jour suivant, Dimanche, alors qu´il faisait encore nuit, tout était encore obscur, il sortit de sa maison, et se dirigea droit à Tlatilolco, pour aller étudier tout ce qui concerne les affaires de Dieu et être pointé sur la liste; ensuite il alla voir le Seigneur Evêque.

69. Il était environ dix heure, quand il fut prêt : il avait suivi la messe, répondu à la liste d´appel et la foule s´était dispersée.

70. Juan Diego alla aussitôt au palais du Seigneur Evêque.

71. Quand il arriva, il fit tout son possible pour le rencontrer, et après beaucoup d´efforts, il le vit de nouveau;

72. Il s´agenouilla à ses pieds, il pleura, et devint tout triste en lui parlant et en lui révélant la "parole","le souffle" de la Reine du Ciel,

73. Pour qu´enfin soit cru le message, la volonté de la "parfaite Vierge", de lui faire, de lui édifier sa petite maison sacrée, là où elle l´avait dit, là où elle la voulait;

74. Et le gouverneur évêque, lui demanda beaucoup de choses, le questionna, pour pouvoir s´assurer de l'endroit où il l´avait vue, à quoi elle ressemblait, il raconta tout, absolument tout, au Seigneur évêque.

75. Et bien qu´il lui déclara absolument tout, et qu´en toute chose il pu voir, admirer avec clarté qu´il apparaissait qu´Elle était La Parfaite Vierge, l´aimable, Merveilleuse Mére de Notre Sauveur, de Notre Seigneur Jésus-Christ,

76. Cela, cependant, ne se réalisa pas tout de suite.

77. Il lui dit que cela ne se réalisera pas sur sa seule Parole, sur sa seule demande.,

78. Qu´il était fort nécessaire d´obtenir un autre signe pour croire qu´il était l´envoyé de la Reine du Ciel en personne.

79. Dés qu´il eut entendu ces paroles, Juan Diego dit á l´évêque :

80. "Seigneur gouverneur", considérez bien quel doit être le signe que vous demandez, car je vais immédiatement en faire la demande à la Reine du Ciel qui m´a envoyé ".

81. Et voyant que l´évêque acquiessait, et qu´il ne doutait ni vacillait, il se retira.

82. Dès qu’il sortit, l´évêque ordonna tout de suite à des gens d´absolue confiance de sa maison, de le suivre et d´observer bien où il irait, qui il verrait et avec qui il parlerait.

83. Et ainsi fut fait. Juan Diego partit directement suivant l´allée.

84. Et ceux qui le suivaient, arrivés au ravin près du Tepeyac, sur le pont de bois, le perdirent. Et bien qu'ils le cherchèrent de tous côtés, ils ne le virent plus.

85. Et ils s´en retournèrent. Non seulement parcequ´ils étaient grandement fatigués, mais aussi parce qu'ils échouèrent dans leur mission, et cela les mit en colère.

86. Et dans cet état ils firent leur rapport à l´évêque, ils lui mirent en tête de ne pas le croire, ils racontèrent des mensonges disant que tout ce qu´il venait de dire et demander n´était qu´inventions qu´il avait rêvées ou imaginées.

87. Et ainsi ils le déterminèrent, s´il revenait, à le chasser, à l´empoigner, et à le châtier fermement, pour qu´il ne revienne plus dire de mensonges, ni troubler la population.

88. Entre temps, Juan Diego était avec la Sainte Vierge, lui rapportant la réponse de l´évêque.

89. Et quand Elle l´eut écouté, Elle lui dit:

90. "C´EST BIEN, MON ENFANT, TU REVIENDRAS ICI DEMAIN POUR DONNER A L´ EVEQUE LE SIGNE QUE TU M´AS DEMANDE:

91. ET AVEC CELA IL TE CROIRA ET IL NE DOUTERA PLUS DE TOI NI TE SOUPÇONNERA POUR LE RESTE;

92. ET SACHE, MON FILS, QUE JE PAIERAI TON ATTENTION, TON TRAVAIL, ET TA FATIGUE, QUE TU AS DEPENSE POUR MOI ;

93. ALLONS, VA MAINTENANT; DEMAIN, JE T´ ATTENDRAI ICI."

94. Et le jour suivant, lundi, alors que Juan Diego devait apporter un signe pour être cru, il n´y retourna pas.

95. Car lorsqu´il vint à sa maison, un de ses oncles de nom Juan Bernardino, était tombé gravement malade.

96. Il partit chercher un médecin, il s´occupa de lui mais il était déjà trop tard son état était très grave.

97. Et quand la nuit tomba, son oncle le supplia, qu´à la pointe du jour, quand il fait encore nuit, il aille là-bas, appeler un des prêtres de Tlatilolco pour qu'il puisse le confesser, et qu'il puisse se préparer,

98. Car il était sur que le temps et le lieu était venu de mourir, et qu´il ne se lèverait plus et qu’il ne guérirait pas.

99. Et le mardi, alors qu´il faisait encore bien nuit, Juan Diego sortit de sa maison pour aller chercher le Prêtre à Tlaltilolco,

100. Et quand il arriva près de la colline, à la pointe, au pied de la chaine de montagnettes là où commence le chemin, là où le soleil se couche, d´où avant il était sortit, il se dit:

101. "si je vais tout droit, je risque fort que la Dame me voit et certainement, comme avant, elle m'arrêtera pour que j´aille porter le signe au gouverneur ecclésiastique comme elle me l´a demandé;

102. qu´elle nous laisse d´abord à notre tribulation; qu´avant tout j´appelle rapidement le prêtre religieux que mon oncle ne fait plus qu´attendre.

103. De suite il fit un détour et grimpa par le milieu de la colline et de là, coupant vers la partie orientale, il sortit pour arriver rapidement à Mexico, afin que la Reine du Ciel ne le retienne pas.

104. Il pensait que par ce détour ne le verrait pas, celle qui regarde parfaitement en tout lieu.

105. Il la vit, alors qu´il descendait de la colline, et que de là d´où Elle l´avait vu antérieurement Elle était en train de l´observer.

106. Et Elle vint à sa rencontre, par un côté de la colline, Elle vint arrêter ses pas; elle lui dit:

107. "QUE SE PASSE T-IL, LE PLUS PETIT DE MES FILS ? OU VAS –TU ? OU TE DIRIGES-TU ?

108. Et lui, peut-être éprouva t-il de la gêne ou peut-être de la honte, ou peut- être s´effraya t-il ? il se mit à trembler.

109. En sa présence, il se prosterna, il la salua, et lui dit:

110. "Jeune fille, ma fille la plus petite, mon enfant, j´espère que tu es contente; comment t´es tu réveillée ? Te sens tu bien en ton petit corps aimé, ma Dame, mon enfant ?

111. C´est avec peine que je chagrinerai ton visage, ton cœur : j´ai a te dire, ma petite fille, qu´un de tes serviteurs, mon oncle est très grave.

112. Une grave maladie le tient couché, et certainement il ne tardera pas à en mourir.

113. Et maintenant j´irai rapidement à ta maison de Mexico, pour appeler un des aimés de notre Seigneur, un de nos prêtres pour qu´il puisse aller le confesser et le préparer,

114. Car en réalité c´est pour cela que nous sommes nés, nous sommes venus préparer le travail de notre mort.

115. Dés que je lui aurai apporté ce secours, je reviendrai ensuite pour aller porter ton "souffle", Ta Parole, Madame, ma jeune fille.

116. Je te supplie de me pardonner, d´avoir un peu de patience, car je ne te ments pas en cette affaire, ma fille la benjamine, mon enfant, demain sans faute je viendrai le plus vite possible"

117. Quand Elle eut entendu les explications de Juan Diego, la très Pieuse et Vierge Parfaite, lui répondit:

118. ECOUTE METS LE BIEN DANS TON COEUR, MON FILS LE PLUS PETIT, CE N´ EST RIEN, CE QUI TE FAIT PEUR, CE QUI T´AFFLIGE; QUE TON VISAGE ET TON COEUR NE SE TROUBLENT PAS, NE CRAINS PAS CETTE PEUR, CE QUI T´AFFLIGE; QUE TON VISAGE ET TON COEUR NE SE TROUBLENT PAS, NE CRAINS PAS CETTE MALADIE, NI AUCUNE AUTRE MALADIE, NI RIEN DE DOULOUREUX NI D´ AFFLIGEANT.

119. NE SUIS-JE PAS ICI, MOI QUI SUIS TA MERE ? N´ N’ES TU PAS SOUS MON OMBRE ET MA PROTECTION ? NE SUIS-JE PAS LA SOURCE DE TA JOIE ? N´ ES-TU PAS DANS LE CREUX DE MON MANTEAU, DANS LE CREUX DE MES BRAS ? AS-TU BESOIN D´ AUTRE CHOSE ?

120. QUE RIEN D´ AUTRE NE T´ AFFLIGE, NE TE TROUBLE: QUE LA MALADIE DE TON ONCLE NE TE TOURMENTE PAS, CAR MAINTENANT IL NE MOURRA PAS DE CETTE MALADIE. SOIS CERTAIN QU´ IL EST BIEN A PRESENT."

121. Et en cet instant son oncle guérit comme plus tard il l´apprit.

122. Et quand Juan Diego entendit, cette aimable Parole, cet aimable souffle de la Reine du Ciel, il en fut consolé et son cœur pacifié,

123. Il la supplia de l´envoyer aussitôt auprès du "gouverneur évêque", pour lui apporter un signe, une preuve afin qu´il croit.

124. Et la Reine du Ciel, lui ordonna de grimper au sommet de la colline, là où il l´avait vue auparavant;

125. Elle lui dit :"MON FILS LE PLUS PETIT, MONTE AU SOMMET DE LA COLLINE, OU TU M´ AS VUE ET LA OU JE T´ AI DONNE MES ORDRES;

126. LA TU VERRAS QU´ IL Y A UNE VARIETE DE FLEURS: COUPE-LES, REUNIS-LES, RASSEMBLE-LES; ET ENSUITE REDESCENDS ET APPORTES-LES MOI ICI, EN MA PRESENCE.

127. Et Juan Diego se mit aussitôt à grimper la colline,

128. Quand il arriva au sommet, il admira la grande variété de fleurs épanouies, aux corolles ouvertes, belles et précieuses, alors que ce n´était pas leur saison:

129. Parce qu´en vérité, en cette saison, il y avait des gelées fréquentes;

130. Elles émettaient un parfum très suave; comme des perles précieuses, comme remplies de la rosée nocturne.

131. Aussitôt il commença à les cueillir, il les réunit, les déposa dans le creux de son poncho.

132. Certainement, le sommet de la colline n´était vraiment pas un lieu où poussaient les fleurs, car les rochers, les arbustes, les épines abondaient ; cactus et faux poivrier,

133. Et si par hasard il poussait quelques petites herbes, ce n´était certainement pas en Décembre où le gel détruisait et brûlait tout.

134. Il redescendit ensuite, pour amener à l´Enfant Celeste, les différentes fleurs qu´il avait cueilli,

135. Et quand Elle les vit, Elle les prit entre ses vénérables mains;

136. Ensuite Elle les remit, toutes ensemble dans le creux de son poncho et lui dit:

137. "MON ENFANT LE PLUS PETIT, TOUTES CES FLEURS SONT LA PREUVE, LE SIGNE QUE TU PORTERAS A L´ EVEQUE;

138. TU LUI DIRAS DE MA PART, QU´ IL VOIT EN ELLES MON DESIR, ET QUE PAR CELA IL REALISE MON VOULOIR, MA VOLONTE.

139. ET TOI…, TOI QUI EST MON MESSAGER…,EN TOI JE DEPOSE MA CONFIANCE ABSOLUE;

140. ET JE T´ ORDONNE AVEC FERMETE, QUE SEULEMENT EN PRESENCE DE L´ EVEQUE TU OUVRE TON PONCHO ET MONTRE CE QUE TU PORTES.

141. TU LUI RACONTERAS AVEC PRECISION, TU LUI DIRAS QUE JE T´AI ORDONNE DE MONTER AU SOMMET DE LA COLLINE POUR CUEILLIR LES FLEURS, ET TOUT CE QUE TU AS VU ET CONTEMPLE,

142. AFIN QUE TU PUISSES CONVAINCRE LE GOUVERNEUR- PRETRE, ET QU´ IL METTE DU SIEN POUR QUE SE FASSE, S´ EDIFIE LE TEMPLE QUE JE LUI AI DEMANDE."

143. Dès que la Reine du Ciel lui donna son ordre, il prit l´allée directe à Mexico, et il se sentait heureux.

144. Il marchait le cœur en paix, car tout allait bien se passer, et s´achever parfaitement bien.

145. Il prenait grand soin de ce qui était dans le creux de son vêtement pour que rien ne puisse en tomber ;

146. chemin faisant, il jouissait du parfum de toutes ces fleurs précieuses.

147. Quand il arriva au palais de l´évêque, le concierge et les autres serviteurs du "gouverneur des prêtres", vinrent à sa rencontre,

148. Il les supplia de lui dire qu´il souhaitait le rencontrer, mais aucun ne voulu, ils faisaient semblant de ne pas comprendre, ou peut-être était-ce parce qu´il faisait encore nuit.

149. Ou peut-être parce qu´ils le connaissaient déjà et qu´il les ennuyait et les dérangeait,

150. Et les compagnons qui l´avaient perdu de vue alors qu´ils le poursuivaient, avaient déjà parlé.

151. Il attendit très longtemps espérant une réponse.

152. Et quand ils virent qu´il restait ainsi très longtemps, debout, la tête basse, sans rien faire, se tenant prêt à être appelé, et qu´il semblait porter quelque chose, qu´il avait dans le creux de son poncho; ils s'approchèrent alors pour voir ce qu´il apportait et vérifier ainsi.

153. Quand Juan Diego vit qu´il ne pouvait plus leur cacher ce qu´il portait et qu´ils le pressionneraient, l'empoigneraient, et même le frapperaient, il leur fit entrevoir alors, qu´il s´agissait de fleurs.

154. Lorsqu’ils virent que toutes étaient fines et de différentes espèces, et que ce n´étaient pas la saison pour qu´elles fleurissent, ils admirèrent avec étonnement, leur fraîcheur, l´épanouissement des corolles, le parfum délicieux, leur beauté.

155. Ils voulurent s´en emparer pour en saisir quelques unes;

156. Par trois fois ils essayèrent, mais ils n´y réussirent absolument pas,

157. Car lorsqu´ils intentaient de les prendre, ils ne voyaient plus les fleurs, ils les voyaient comme si elles étaient peintes, ou bordées ou cousues sur le poncho.

158. Ils allèrent dire immédiatement au "gouverneur-évêque" ce qu´ils avaient vu,

159. Et combien désirait le voir le pauvre indien, qui était déjà venu, qu´il y avait déjà longtemps qu´il attendait la permission de le rencontrer.

160. Et le "gouverneur-Evêque", dès qu´il les entendit, comprit qu´il s´agissait de la preuve qu´il attendait pour le convaincre de mettre en œuvre ce que lui demandait ce pauvre homme.

161. Il donna l´ordre aussitôt pour qu´il passe le voir.

162. Et entrant en sa présence il se prosterna comme il l´avait fait auparavant.

163. De nouveau il raconta ce qu´il avait vu, admiré ainsi que son message.

164. Il lui dit: " Mon Seigneur, Gouverneur, j´ai fait, j´ai mené à bien ce que tu m´as ordonné;

165. Je suis allé dire à la Dame, ma maitresse, l´Enfant Celeste, l´Aimable Mère de Dieu, que tu demandais une preuve pour pouvoir me croire, pour que tu puisses lui faire sa petite maison sacrée, à l'endroit où elle te demande de l´édifier;

166. Je lui ai également dit que je t´avais donné ma parole de venir t´apporter un signe, une preuve de sa volonté, comme tu m´en as chargé.

167. Elle a bien écouté ton "souffle", "ta Parole" et Elle a reçu avec plaisir ta demande de signe, de preuve pour que se réalise, se vérifie son aimable volonté.

168. Et alors qu´il faisait encore nuit, Elle m´a envoyé pour que je revienne te voir une fois de plus;

169. Je lui ai demandé la preuve pour être cru, comme Elle avait promit de me la donner, et aussitôt Elle s'exécuta.

170. Elle m´envoya au sommet de la colline, où je l´avais vu auparavant, pour que je cueille diverses roses de Castille.

171. Quand je les eu cueillies, je descendis les lui amener;

172. Elle les prit de ses saintes mains,

173. Et les déposa de nouveau dans le creux de mon poncho,

174. Pour que je te les apporte, pour que je te les remette personnellement.

175. Bien que je sache parfaitement que ce n´est pas le lieu où les fleurs poussent, là-haut, au sommet de la colline, parcequ´il y a trop de rochers, de ronces, de cactus, de faux –poivriers, je n´ai pas douté un instant, je n´ai pas hésité.

176. Quand je suis arrivé au sommet, j´ai vu que c´était un paradis.

177. Il y avait là, la perfection de toutes les variétés de fleurs les plus précieuses, des plus fines qui puissent exister, remplies de rosée, splendides, et je me suis mis à les cueillir,

178. Elle me dit de te les donner de sa part, et qu´ainsi je te donnerai la preuve; que tu y verrais le signe que tu as demandé pour réaliser son aimable volonté ,

179. et pour que resplendisse la vérité de ma parole, de mon message,

180. les voici; fais-moi la faveur de les recevoir."

181. Et aussitôt, il étandit son blanc poncho, dans le creux duquel il avait déposé les fleurs.

182. Et au moment où toutes les fleurs précieuses tombaient à terre,

183. Le poncho se transforma en signe ici-même, car tout d´un coup apparu l´aimable Image de la Parfaite Vierge, Sainte Marie, Mère de Dieu, en la forme et aspect que l´on voit encore aujourd’hui ,

184. Et qui est conservée, maintenant, en sa petite maison aimée, dans sa maison sacré du Tepeyac, et que l´on appelle Guadalupe.

185. Quand l´évêque - gouverneur, et tous ceux qui se trouvaient là, la virent, ils s´agenouillèrent tous, et l'admirèrent profondément,

186. Ils se mirent debout pour la voir, ils se remplirent de tristesse et s´affligèrent, le coeur lourd, la pensée…..

187. L´évêque-gouverneur en larme, avec tristesse, le supplia, lui demanda pardon de ne pas avoir réalisé aussitôt sa volonté, son vénérable souffle, sa vénérable parole.

188. Quand il se leva, il ôta le poncho , le vêtement de Juan-Diego

189. Sur lequel Elle était apparue et qui s´était transformé en signe de la Reine Céleste.

190. Et de là, il l´emmena et l´installa dans son oratoire.

191. Et Juan-Diego passa encore un jour dans la maison de l´évêque qui le retint encore.

192. Et le jour suivant il lui dit: "eh bien, allons ensemble pour que tu nous montres, où la Reine du Ciel désire que l´on érige son temple."

193. Aussitôt on invita des gens pour le faire, pour le construire.

194. Et Juan-Diego, quand il eut montré où la Dame du Ciel lui avait ordonné de lui édifier sa petite maison sacrée, demanda une permission:

195. Il voulait aller chez lui pour voir son oncle Juan-Bernardino qui était au plus mal quand il l'avait laissé pour aller appeler un prêtre de Tlatilolco afin qu'il puisse se confesser et se préparer, et qui selon la Reine du Ciel était déjà guéri.

196. Mais ils ne le laissèrent pas s´en aller seul, et ils l´accompagnèrent à sa maison.

197. En arrivant, ils virent que son oncle était guéri et n´avait plus aucune douleur.

198. Et lui de son côté admira la forme en laquelle son neveu était accompagné et honoré;

199. Il demanda à son neveu, la raison pour laquelle il était tant honoré;

200. Il lui raconta comment la Dame du Ciel lui était apparu sur le Tepeyac, alors qu´il était parti cherché un prêtre pour le confesser et le préparer ;

201. Comment Elle l´avait envoyé à Mexico pour voir le gouverneur-évêque, afin qu´il lui construise une maison sur le Tepeyac.

202. Elle lui avait dit de ne pas être triste, car son oncle était déjà heureux, et grâce à ces paroles il avait été très consolé.

203. Son oncle lui répondit que c´était vrai, qu´à ce moment précis Elle l´avait guéri,

204. Et qu´il l´avait vue exactement de la même façon qu´Elle était apparue à son neveu,

205. il lui dit qu´à lui aussi, Elle lui avait demandé d´aller à Mexico pour voir l´évêque;

206. Et quand il le verrait, qu´il lui révèle absolument tout, qu´il lui raconte tout ce qu´il avait vu

207. la manière merveilleuse par laquelle il avait été guéri,

208. Et qu´il serait bien de donner ce nom et d´ appeler ainsi son aimable image:

LA PARFAITE VIERGE, SAINTE MARIE DE GUADALUPE.

209. par la suite, ils amenèrent Juan Bernardino en présence du "gouverneur- évêque", pour qu´il puisse lui parler et lui donner son témoignage,

210. et l´évêque lui offrit l´hospitalité avec son neveu Juan Diego, durant quelques jours,

211. pendant que s´érigeait la petite maison sacrée de l´Enfant Reine, sur le Tepeyac où Elle s´était montrée à Juan Diego.

212. Le Seigneur évêque, fit translater l´image aimée de l´aimable Enfant Céleste à l´Eglise Majeure,

213. Il la sortit de son palais, de son oratoire où elle se trouvait, pour que tous puissent voir et admirer son image aimée.

214. Et absolument toute la ville, sans qu´une seule personne ne manque, s´émue en voyant et contemplant son Image précieuse.

215. Ils venaient reconnaître son caractère divin.

216. Ils venaient lui présenter leurs prières.

217. Beaucoup admirèrent la manière miraculeuse par laquelle Elle était apparue,

218. puisque absolument aucun homme de la terre n'avait peint son Image aimée.